L’avenir est synonyme de flexibilité (pt 1/2) : pourquoi l’augmentation du travail hybride a d’importantes répercussions dans les bureaux

Depuis le début des confinements au printemps 2020, j’ai entendu la remarque suivante dans de nombreuses variantes : « Nous avons dû fermer le bureau le vendredi et deman-der à tout le monde de télétravailler dès le lundi suivant. » Difficile d’imaginer un autre évé-nement déclenchant une telle métamorphose de notre façon de travailler.

Au fil des mois, de plus en plus d’employeurs ont réalisé que le télétravail pouvait fournir une productivité identique voire supérieure : la spéculation quant à l'avenir du bureau a alors commencé à enfler. Des plateformes médiatiques, allant de Deutsche Welle au New York Times, ont étudié quelle serait la demande pour les bureaux à l'avenir. Dans le même temps, au Royaume-Uni, l’Office for Budget Responsibility prédisait que la valeur de la pro-priété commerciale allait baisser de 14 % en 12 mois (1).

Après un an de pandémie, il semblerait que le modèle de fonctionnement hybride soit le mieux adapté à la plupart des entreprises. Dans un sondage récent de Forbes, 80 % des interrogés ont déclaré que l’avenir du travail consistait en un modèle hybride de télétravail et de présentiel, tandis que seulement 9 % ont anticipé un retour à temps plein au bureau. (2)

« À l’heure où des groupes de recherche de premier plan prédisent des schémas de travail plus va-riés, les employeurs doivent analyser si leurs bureaux sont adaptés », écrit Koen Somers de Priva

Le rapport intitulé « The Future of Remote Work » (L’avenir du télétravail) du McKinsey Ins-titute (3) fournit une multitude d’informations sur le sujet. La bande passante très variable à domicile représente un véritable problème : le rapport cite un chercheur de l’Université de Stanford qui a constaté que seulement 65 % des Américains sondés ont déclaré que leur connexion Internet était suffisamment bonne pour les appels vidéo (4). L'équipe de McKin-sey souligne également le fait que le télétravail risque d’« accentuer les inégalités » et de créer un stress mental.

Ces inquiétudes doivent être entendues, même si McKinsey est convaincu que « certains formes de télétravail persisteront probablement longtemps après la disparition du Covid-19 ». Plus particulièrement, le potentiel d’une main d’œuvre plus productive ne peut être ignoré. Plus de jours en télétravail signifie « moins de temps perdu dans les trajets », alors même que le pourcentage d’employés se sentant plus productifs en télétravail est passé de 41 % à 45 % en avril/mai 2020 seulement.

Les employeurs qui ne sont pas propriétaires de leurs locaux cherchent également à exploi-ter les économies de coûts rendues possibles par la baisse d’utilisation des espaces de bu-reaux. En revanche, les locaux qu’ils conservent devront être adaptés au travail flexible, en intégrant notamment des bureaux en libre service tout à fait sûrs.

Un grand nombre de questions se posent également quant aux technologies de construc-tion. Par exemple, le bâtiment fonctionne-t-il correctement, sans gaspillage d’énergie dans les zones inoccupées ? Le système de gestion de bâtiment permet-il aux équipes tech-niques de disposer d’un aperçu complet de l’utilisation de l’espace de bureaux ? Les chan-gements subis par les bureaux à l’avenir, quelle que soit leur nature, seront-ils pris en compte ?

Dans la deuxième partie de ce blog, nous répondrons à une série de questions clés pour les employeurs qui prennent aujourd’hui des mesures pour adapter leurs bureaux au travail hybride.

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Sources:

(1) https://www.thisismoney.co.uk/money/news/article-8535085/230bn-commercial-property-crash-Treasury-watchdog-sounds-alarm.html
(2) https://www.forbes.com/sites/forbescommunicationscouncil/2020/11/11/the-future-of-work-the-hybrid-workforce/?sh=6cad9ece362a
(3) https://www.mckinsey.com/featured-insights/future-of-work/whats-next-for-remote-work-an-analysis-of-2000-tasks-800-jobs-and-nine-countries#
(4) https://news.stanford.edu/2020/06/29/snapshot-new-working-home-economy/