Conseils de gestion en période estivale

Nous avons déjà connu de fortes hausses de température cette année. Maintenant que l’été arrive enfin, il est grand temps d’examiner un instant les performances de nos bâtiments.

Car soyons honnêtes : même s’il est préférable d’effectuer ce contrôle tout au long de l’année, nous voyons bien que les responsables réagissent encore trop souvent de façon réactive aux réclamations. Mais la bonne nouvelle, c’est que la première étape est déjà franchie. Dans cette rubrique, Ruud Hulleman – Gestionnaire Technique chez Priva – partage avec nous quelques-uns de ses conseils en matière de gestion de bâtiments en période estivale.

Summer tips

1. Périodes de vacances

Les vacances approchent ! Si l’entreprise prévoit de fermer en été, utilisez les réglages associés à une période de vacances afin de maintenir l’installation en mode nuit. N’oubliez pas de rétablir ces réglages en mode normal après les vacances. Petite astuce ! Inscrivez déjà un rappel en ce sens dans votre agenda.

2. Compensation de la température ambiante

Dans beaucoup de bâtiments, les utilisateurs ont la possibilité de compenser le point de réglage de la température ambiante de base pour leur local. Cette compensation est souvent de l’ordre de +/- 3 degrés Kelvin.
En période hivernale, elle est régulièrement modifiée vers le haut. Mais comme à l’heure actuelle beaucoup de gens sont encore en télétravail, les locaux où ces compensations ont été définies ne sont pas occupés pour le moment – et c’est du gaspillage. En période estivale, ces réglages peuvent en effet produire de sérieuses perturbations.
« Songez donc à ne pas laisser grimper trop fort l’écart entre la température ambiante souhaitée et la température extérieure. Si la température extérieure augmente, la température intérieure peut aussi augmenter légèrement. Cela produit généralement une sensation de confort et cela vous permet d’économiser sur les coûts énergétiques », explique Ruud Hulleman, Gestionnaire Technique chez Priva.

3. Température ambiante calculée de façon centralisée

Les températures ambiantes calculées de façon centralisée sont souvent déterminées sur la base de la température extérieure via un paramétrage de la courbe de chauffe. En hiver, on adopte souvent des températures légèrement supérieures en cas de réclamations. Ruud vous conseille de vérifier régulièrement ce réglage pendant la période estivale et de le corriger si nécessaire.

4. Ventilation nocturne

Le rafraîchissement d’un bâtiment consomme de l’énergie. Dans bon nombre de cas, vous pouvez faire baisser la température ambiante d’une façon toute simple en ventilant l’espace pendant la nuit. Ainsi, il fera plus frais dans le bâtiment au début de la journée suivante. Vérifiez les réglages et regardez quel effet cette ventilation nocturne produit. Si l’écart de température entre l’extérieur et l’intérieur n’est pas assez important, l’effet ne sera guère perceptible. Dans ce cas, on gaspille l’énergie nécessaire pour faire tourner la ventilation. Vous pouvez assurément faire d’autres choix.

5. Rafraîchissement avec plafonds climatisés

Bon nombre d’immeubles de bureaux bénéficient de plafonds climatisés pour assurer la climatisation. Ceux-ci sont réglés en fonction de la température ambiante. Vérifiez les réglages de la température d'eau de départ souhaitée – en particulier le point de rosée calculé. Restez au moins 1 °K au-dessus de celui-ci pour éviter la condensation.
Comme la régulation se fait sur la base de la température ambiante, la température superficielle du plafond peut être assez basse. Dans cette situation, on sous-estime souvent l’influence du rayonnement émis par un plafond climatisé.

Les grandes surfaces qui sont balayées par le système – songez notamment aux tables de bureaux – peuvent de ce fait refroidir fortement.
Cela peut générer un certain inconfort, songez par exemple aux gens qui ont froid aux mains. Les gens se plaignent souvent des « courants d’air ». Surtout quand le plafond n’est pas très haut et qu’il se trouve assez proche du collaborateur. Ces courants d’air sont souvent liés à un rayonnement froid vers la tête et la nuque du collaborateur.

En résumé : il est préférable d’éviter le rafraîchissement avec des plafonds climatisés en présence de températures superficielles trop basses.
Voulez-vous expérimenter tout cela dans la pratique ? Si l’occasion se représente, nous vous inviterons volontiers pour une visite de notre Growth Lab et nous vous montrerons les différentes possibilités.