Decarbonisation

Accélérer la décarbonation est un objectif crucial: une prise de conscience mondiale

Ces 12 derniers mois, il n’a pas toujours été facile pour les gouvernements et les entreprises de se concentrer sur des sujets sans rapport avec la pandémie, en particulier le changement climatique lié au carbone. Mais à mesure que nous nous approchons d’une sortie de cette crise, ce thème revient progressivement au premier plan. Cette évolution est due en partie aux nouveaux objectifs ambitieux en matière de décarbonation.

La nouvelle la plus notable concerne la décision du président américain Joe Biden de fixer nouvel objectif national de 50-52 % de réduction des émissions de carbone entre 2005 et 2030. Cette initiative tranche nettement avec le déni de son prédécesseur sur le changement climatique. A l’occasion d’un sommet sur le climat à la Maison Blanche organisé en même temps que la Journée Mondiale de la Terre en avril dernier, Joe Biden a exposé une stratégie qui prévoit des changements considérables pour les secteurs de l’énergie et des transports, ainsi qu’une transition accélérée des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables.

Le nouvel objectif climatique de Joe Biden place les États-Unis « au même niveau » que celui de l’Union Européenne. Les 27 États du bloc européen ont confirmé (fin avril 2021) les termes d’une directive européenne qui s’engage à réduire les émissions d’au moins 55 % au cours de la décennie par rapport aux niveaux de 1990. L’objectif des États-Unis est basé sur ses niveaux d’émissions de 2005.

Parallèlement, au cours de la même semaine que la grande annonce des Américains, le gouvernement britannique a annoncé son intention d’intégrer dans une loi cet été un nouvel objectif de réduction des émissions de carbone de quelque 78 % d’ici 2035 (par rapport aux niveaux de 1990). Ceci représente un net progrès par rapport à l’objectif précédent d’une réduction des émissions de 68 % d’ici 2030 et placerait le Royaume-Uni à plus des trois-quarts du chemin conduisant à la neutralité carbone en 2050.

D’autres pays envisagent apparemment des initiatives similaires, c’est manifestement une tendance qu’on ne peut que saluer. Par exemple, la coalition en place de la chancelière Angela Merkel en Allemagne a fait part (en mai 2021) de son intention d’éliminer les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2045, soit cinq ans plus tôt que son précédent objectif, ce qui constitue l’échéance la plus rapprochée parmi les grandes économies mondiales. Ce sont là des nouvelles positives. Mais elles arrivent aussi à point nommé car il faut impérativement garder à l’esprit la question des émissions de carbone au moment où le monde se prépare à sortir du confinement.

Il ne peut pas y avoir un « retour à la normale »

L’un des grands points positifs que l’on peut retirer des récents événements est que nous avons tous eu l’occasion de revoir l’organisation de nos vies professionnelles. La suspension du métro-boulot-dodo nous a montré que – grâce aux nouvelles technologies et à l’amélioration des accès Internet à haut débit – beaucoup de gens peuvent désormais travailler chez eux de manière efficace. Naturellement, cela nous a aussi rapporté l’immense bénéfice d’une réduction majeure des émissions mondiales de dioxyde de carbone de l’ordre de 6,4 % selon le Carbon Monitor – la première baisse après des décennies de hausses annuelles constantes (1).

Certains commentateurs souhaitent ardemment un retour à la normale, privilégiant des pratiques manifestement peu écologiques, notamment les fréquents voyages d’affaires. Ce serait là manquer une belle occasion. Certaines voix s’élèvent aussi pour inciter les employés à revenir au bureau, mais elles sont facilement couvertes par les chefs d’entreprises qui envisagent d’adopter un certain degré de travail hybride.

On ne peut que s’en réjouir car les modèles de « travail hybride » devraient représenter une occasion en or pour améliorer l’efficacité des bâtiments. Par exemple, lorsqu’une entreprise est propriétaire de ses murs, il lui sera possible de faire travailler ses employés dans moins d’espaces de travail – ce qui permettra de réduire l’utilisation de l’éclairage et du chauffage. S’il y a en permanence moins d’employés dans un bâtiment, il sera également davantage possible d’améliorer les environnements de travail pour qu’ils soient plus favorables à leur bien-être.

Associé à un fournisseur de premier plan de systèmes de gestion technique de bâtiments, je me dois fort logiquement de mettre en avant le potentiel de transformation d’un système de GTB de haute qualité comme Priva Blue ID. Comme il autorise un contrôle et une surveillance flexible et globale des systèmes techniques d’un bâtiment, il peut ouvrir la voie à des économies substantielles sur la consommation et les dépenses d’énergie.

Dans un sens plus large, les nouvelles technologies peuvent aussi aider les entreprises à contribuer largement aux efforts de décarbonation. Car s’il est une chose certaine en cette période incertaine, c’est que les personnes et les entreprises partout dans le monde auront leur rôle à jouer à mesure que l’horizon 2050 se rapproche.

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Source:
(1) https://www.nature.com/articles/d41586-021-00090-3